la Ligue des champions va mettre en lumière la capitale portugaise.

10 août 2020
Télécharger le podcast

Ligue des champions : Lisbonne en mal de touristes malgré une bonne gestion de la crise s'apprête à accueillir le Final 8 de la Ligue des champions qui va mettre en lumière la capitale portugaise.

Le choix de Lisbonne n’est évidemment pas que sportif, contexte sanitaire oblige. Initialement en concurrence avec l’Espagne et l’Allemagne pour l’organisation du Final 8, le Portugal a convaincu l’UEFA en se montrant particulièrement réactif. Voilà ce que disait Aleksander Ceferin, le jour de l’annonce de la ville hôte.

« La Fédération portugaise a été la première à venir nous voir et à nous dire que si nous avions besoin de quelqu’un, ils pouvaient nous aider. Qu’ils étaient prêts pour le faire. Ils maintenaient un contact régulier avec le Gouvernement et garantissaient pouvoir organiser une telle compétition facilement. »

Bref, un compromis idéal entre structure sportive et maîtrise de la situation sanitaire. Depuis le début de la pandémie, le Portugal n’a enregistré « que » 52.351 cas et 1.746 décès (chiffres du 7 août), grâce à un confinement rapide, une pédagogie efficace (le président Marcelo Rebelo Sousa s’est affiché à la plage avec un masque dans un grand moment de télévision) et la mise en place efficace de tests au plus haut de l’épidémie.

Au moment où Lisbonne est officiellement désignée ville hôte, le pays tourne à guère plus de 200 nouveaux cas quotidiens en moyenne sur une semaine , si bien que l’UEFA se laisse alors le droit de réfléchir à la question du public à Alvalade et la Luz. L’option sera balayée mi-juillet, alors qu’un cluster sévit dans la région de Lisbonne.

Cluster lisboète et mini-reconfinement

Réactivité, toujours, le Portugal décrète l’état de « calamité » dans 19 communes de banlieue et à la veille de la compétition, l’orage est passé.
Pour Pedro Proença, patron de la Ligue : « avoir la confiance de l’UEFA pour organiser sept matchs de phase finale de Ligue des champions est un motif de fierté. » Le président de la FPF, Fernando Gomes y voit aussi une prime au bon comportement de ses compatriotes pendant la crise. « Recevoir ces matchs n’a été possible que grâce au comportement que les Portugais ont eu pendant la lutte sans trêve contre le coronavirus. »

Pas de retombées économiques mais une bonne pub pour Lisbonne

Malgré l’absence de public dans les stades, Lisbonne devrait voir affluer quelques supporters étrangers, à qui instructions et règles en vigueurs seront communiquées « en anglais, en français et en allemand » via les réseaux et à leur arrivée, comme l’a expliqué le ministre portugais de l’Intérieur, Eduardo Cabrita.

Le coup de pouce de la Ligue des champions est forcément salutaire. Daniel Sá, directeur executif de l’Institut portugais de l’Administration du Marketing (IPAM), cité par le média ECO : « Ça ne sauvera pas l’économie nationale, mais c’est l’événement sportif le plus vu au monde, avec 800 millions de téléspectateurs. C’est une campagne publicitaire colossale pour le pays. Nous n’avions certainement pas l’argent pour une campagne qui puisse atteindre 800 millions de personnes. 

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article