VIPreto ou la reconversion d’un organisateur de concerts

17 juin 2021
Télécharger le podcast

Quand on a pour métier depuis plus de 20 ans d’organiser 30 à 50 concerts par an et que vous tombe dessus le covid, que faire ?

Fernando Cabral est guinéen, il a passé une grande partie de son enfance en France et vit maintenant à Lisbonne où il exerce le métier de « tourneur » ou de programmateur pour les festivals, il est le spécialiste incontesté de la scène reggae au Portugal, y faisant se produire tout le gotha mondial (d’Alpha Blondy à Tiken Jah Fakoly). Quand le covid est arrivé, Fernando d’un naturel optimiste a pensé que c’était l’affaire de 3 mois, que le monde allait prendre 3 mois de retard, se mettre sur pause et repartir comme si rien ne s’était passé. Peut-on dire qu’il s’est un peu trompé ?

Oui je crois, et il l’admet volontiers…

A force de guetter le retour à la normal, le retour des concerts et des festivals et de le voir s’éloigner, Fernando a dû faire face et réinventer son activité.

Depuis toujours, il est surnommé par ses amis « o preto » au Portugal (le mot désigne à la fois la couleur noire et l’homme noir, sans connotation négative), et cela lui a donné une idée de marque grâce au jeu de mot entre VIP (Very Important Person) et son surnom « preto » et il a créé VIPreto (Very Important Preto).

Cette marque a pour vocation de commercialiser du textile, des habits faciles à porter et confortables, et la première collection compte casquettes, sweaters et tee-shirts. Elle est disponible sur internet (Fernando a tout de même tiré de bonnes leçons des confinements !) via le site vipreto.com

Pas de message politique ou racial d’aucune manière dans cette marque qui se veut ouverte à tous sans exclusive bien au contraire, nous précise Fernando souhaitant voir ses habits portés par tous.

Voici un bel exemple de ce que peut donner une politique de peu voir de pas d’aide de la part de l’état portugais, l’obligation de se réinventer et de rester en mouvement, tout le contraire de ce qui s’est passé en France où les intermittents et autres acteurs du monde de la culture sont extrêmement subventionnés.

Soutenons les méritoires efforts de Fernando Cabral !

vipreto.com

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article