22/05 - Y'a pas le feu au lac #23

22 mai 2021
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Bonjour,

Buongiorno,

Grüezi les petits Suisses,

Il y a de cela quelques semaines, je vous avais parlé de la collaboration de Roger Federer, notre héros national de tennis, pour soutenir et promouvoir notre tourisme suisse qui a été bien mis à mal durant cette crise sanitaire. Et aujourd’hui, un premier film, dont je vous mets le lien youtube ci-dessous, vient d’émerger et c’est juste F.A.B.U.L.E.U.X. à mes yeus !

Réunir la légende du cinéma Robert de Niro et la légende du tennis Roger Federer dans un même film, c’est la prouesse réalisée par Suisse Tourisme dans ce clip de promotion de notre pays et vous savez quoi ? C’est très réussi et plein d’humour ! Moi-même je n’en reviens pas, c’est peu vous dire !

Je vous conte un peu le scénario….

Robert de Niro, la moue dubitative, visionne derrière un bureau un clip promotionnel vantant la belle Helvétie sur fond de youtze. Il appelle Roger Federer, qui se trouve dans un luxueux chalet de Zermatt avec vue sur le Cervin. L’acteur américain décline le projet de film sur la Suisse proposé par notre star helvétique du tennis mondial. Malgré la beauté des paysages, les stations de ski et les vertes vallées vantées par Federer, De Niro n’est pas convaincu. L’acteur fétiche de Martin Scorsese, rompu à l’Actors Studio, a besoin d’action, de conflits, de danger, ce que la Suisse présentée dans cette publicité ne possède pas : elle est trop parfaite, pas assez dramatique.

Eclatez-vous en le regardant, c’est vraiment détonnant et si imprévisible…. Un vrai moment de bonheur !

Il y a actuellement et jusqu’au 27 juin, la Bienal’21 Fotografio do Porto, avec 46 artistes, 19 expositions et 15 curateurs dont un projet nommé « The Auroville Project », des artistes suisses Christoph Draeger et Heidrun Holzfeind. Cette installation combine vidéo, photographies et différents objets.

Intégré à cette même exposition « The Horizon is Moving Nearer », vous pourrez aussi découvrir « How to secure a country » de Salvatore Vitale. Cet artiste plasticien italien vit en Suisse et a étudié à Zurich.

A présent, je vous présente mon petit coup de foudre assez innovant d’une marque nyonnaise lancée par une docteure en pharmacie convertie à la cosmétique naturelle, Lyneline et qui mise sur la simplicité des formules et les bienfaits du colza.

Oui, vous avez bien entendu, du colza.

On connaît bien ses vertus en cuisine, mais cette plante, dont les fleurs jaunes tapissent les champs actuellement dans nos contrées suisses, peut aussi jouer un rôle intéressant en cosmétique. C’est la piste qu’a suivie Evelyne Vuaridel, docteure en pharmacie et phytothérapeute, lorsqu’elle s’est mise à développer des formulations de savons et de pommades naturels en 2018. Elle s’est d’ailleurs demandée pourquoi utiliser de l’huile de coco ou d’argan alors que le colza fleurit partout en Suisse. Le colza contient une bonne dose d’acide linoléique, un acide crucial pour la santé de la peau. Couplée à de l’huile de pépins de raisins et de l’huile d’olive, on obtient un pouvoir hydratant qui n’a rien à envier aux graisses produites à l’autre bout du monde, développe l’experte en galénique. Pour proposer une alternative saine et écologique aux produits de la grande distribution, elle a lancé sa marque de cosmétiques. Son idée : miser sur des recettes simples, uniquement des ingrédients naturels dont les vertus sont bien réelles et démontrées. Les matières première, toujours bio, sont sourcées en Suisse, Espagne et France. Aux corps gras, elle ajoute de l’huile essentielle de lavandin, de thym, de menthe poivrée, d’eucalyptus, de citronnelle ou de camomille matricaire ayant chacune leur propriété cosmétique. Evelyne Vuaridel élabore elle-même les formules, afin qu’elles soient compréhensives et transparentes, sans perturbateur endocrinien potentiel, dérivés du pétrole, substances animales ou terme flou comme « parfum » qui peuvent dissimuler l’utilisation d’autres ingrédients.

Pour la petite histoire, toute la famille est impliquée dans la marque. Le mari, Bertrand, physicien, a développé le matériel de production du laboratoire. Ambroise, le fils aîné, ingénieur, chapeaute la plateforme de vente et la gestion des stocks. Marceline, diplômée en géoscience, gère la communication. Antoine, fils cadet, s’occupe de la logistique des commandes et des envois. L’entreprise vient de recevoir le Prix à l’innovation décerné par la promotion économique de la région de Nyon.

Voilà pour aujourd’hui.

Je vous dis à la semaine prochaine, portez-vous bien et surtout « Y a pas le feu au lac ».

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