Flash : "deuxième vague" de Covid-19 en débat, transmission non contrôlée, rentrée scolaire et Web Summit

25 juin 2020
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Une "deuxième vague" de coronavirus ?

Le Portugal est-il en proie à une nouvelle vague de coronavirus ? C'est la question qui agite actuellement les élites scientifiques et politiques. Les cinq épidémiologistes qui conseillent depuis le 24 mars le gouvernement affirment qu'il faut encore attendre une quinzaine de jours pour le savoir. La priorité, selon eux, est d'analyser comment le virus se transmet, surtout dans la région de Lisbonne. Une chose est sûre, selon les scientifiques : le dépistage massif de la population et les apéros des jeunes le soir dans les rues ne sont pas des explications crédibles pour justifier la hausse inquiétante des cas positifs ces dernières semaines.

Bilan épidémiologique : 1 543 morts et 40 104 cas positifs

Le point, comme chaque jour, sur l'évolution de l'épidémie au Portugal. Le pays vient de franchir le seuil des 40 000 cas positifs depuis le 1er mars, dont 9 500 lors du mois qui vient de s'écouler. Parmi les 367 nouvelles contaminations détectées ces dernières 24 heures, la très grande majorité l'ont été encore une fois dans la région de Lisbonne et de la vallée du Tage. Le nombre de décès, lui, s'élève désormais à 1 543. Cela signifie que le taux de létalité du virus reste bas, à 3,8 %. 

Des chaînes de transmission hors de contrôle

La lutte contre la hausse des infections dans la région de Lisbonne s'annonce compliquée. C'est en tout cas ce qu'affirme à la Une du journal i ce matin le directeur du service d'infectiologie de l'hôpital Curry Cabral, situé à Lisbonne. "On ignore, dit-il, où 50 % de nos malades ont contracté le virus." Fernando Maltez explique que les chaînes de transmission ne sont pas sous contrôle à Lisbonne. Il assure toutefois qu'il n'y a pas de raison de s'alarmer. 

Des sanctions qui posent question

Les dernières sanctions instaurées dans le grand Lisbonne posent question. Depuis mardi, quiconque ne respecte pas les nouvelles restrictions s'expose à une amende et même une peine d'emprisonnement. Mais ce matin, toujours dans les colonnes du journal i, le juriste Jorge Bacelar Gouveia affirme qu'on ne peut pas punir les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique. Sauf, précise-t-il, dans le cadre d'un état d'urgence. Ce qui n'est pas le cas en ce moment.

La rentrée scolaire aura lieu du 14 au 17 septembre

La prochaine rentrée scolaire s'effectuera du 14 au 17 septembre. Une date communiquée mardi par le gouvernement et qui divise les parents d'élèves et les directeurs d'écoles. Les parents, dont le Jornal de Noticias rapportent ce matin qu'ils sont épuisés depuis le début du confinement, aimeraient que la reprise ait lieu plus tôt, début septembre. Les directeurs d'écoles, de leur côté, souhaiteraient bénéficier de plus de temps, après le calendrier chamboulé de ces dernières semaines.

Le Web Summit reporté en décembre

Le Web Summit reporté. La grand-messe du numérique, organisée chaque année à Lisbonne, n'aura pas lieu du 2 au 5 novembre, mais un mois plus tard, du 2 au 4 décembre. Le format reste à définir. Ses organisateurs sont en discussion avec l'Etat portugais pour savoir si l'évènement aura lieu en ligne ou en présentiel, ou les deux. Les billets, en tout cas, sont déjà en vente.

Météo : températures en baisse

Du côté de la météo enfin, les températures maximales sont en baisse aujourd'hui et le ciel sera légèrement nuageux sur l'ensemble du pays. Le temps reste toutefois ensoleillée, même si quelques averses sont attendues dans le nord-est, vers Bragança. Les températures donc : 19 degrés sont prévus cet après-midi à Porto, 28 à Braga, mais aussi 23 à Coimbra, 25 à Lisbonne, et dans le sud,  22 à Sagres et 30 à Faro. C'est encore une fois dans l'intérieur du pays qu'il fera le plus chaud, avec 32 degrés à Castelo Branco, Evora et Beja.

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