Renault Espace

28 juin 2021
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Bonjour, bonjour à toutes et à tous,

Un peu par hasard, j’ai été amené à conduire, sur quelques centaines de kilomètres, une voiture qui nous est familière depuis maintenant 37 ans, et cinq générations, je vais vous parler de la Renault Espace, concept génial due à l’origine à Matra, qui quand il ne fabrique pas de missile, peut-être à l’origine de voitures très novatrices comme la Rancho, probablement le tout premier S.U.V de l’histoire de l’automobile et quand on sait que cette voiture était conçue sur une base de camionnette Simca 1100, génial… et pour ceux qui ne voient pas ce qu’est une Rancho et qui ont plus de quarante ans, c’était la voiture du père de Vic (le regretté Claude Brasseur) dans « la boum ». Mais je m’égare, car le sujet du jour est une jeune dame qui bientôt quittera la scène automobile sans descendance, les nouvelles normes ayant obtenu la mort de ce type de véhicule… bien sûr, l’Espace n’a jamais suscité les passions comme une sportive italienne, en revanche, que de souvenirs à son bord, un week-end au vert avec pique-nique improvisé à l’intérieur parce que bien sûr dehors il pleut, quelle idée aussi d’aller en Normandie, des retours de chez Ikea excédé, des déménagements exténuants, des départs en vacances et des réveils au petit matin après 6 heures de route avec pour spectacle derrière la vitre, pardon la baie vitrée, la grande bleue qui vous attendait, c’était tout ça la Renault Espace, cette voiture à tout faire dans un confort inégalé nous a donc accompagnée tout au long de notre vie, elle a même détrôné le break Volvo dans le cœur des antiquaires, consolidé la fortune des garagistes aussi tant la fiabilité c’est souvent montrée… fantasque, parce qu’évidemment cette voiture n’était pas sans défaut, même si l’on en a déjà vu afficher plus de 300 000 kms au compteur, la finition longtemps légère s’est néanmoins très largement améliorée sur la cinquième génération et d’ailleurs en matière de rapport prix/équipements, elle peut en remontrer à toutes ses concurrentes, cette dernière génération propose également les quatre roues directrices, transformant votre fourgon VIP en une voiture diablement efficace en matière de tenue de route, système repris depuis par bon nombre de marque prémium, mais que Renault fut le premier à vulgariser. En motorisation, elle aura tout connu, du DCI bien sûr en quatre ou six cylindres, du V6 essence (ah là, c’est sûr, chez Total, vous ne passiez plus par hasard !), plus récemment et sur une trop courte durée, le 1,8l de l’Alpine développant 225 cv , mais la plus mémorable fut l’Espace III à moteur V10 de formule 1, bon certes, fabriqué à un exemplaire… mais roulant (vite, très vite). Le cinquième opus n’aura pas eu le succès des précédentes générations, il est pourtant le plus abouti, son désormais unique moteur le deux litres diesel de 160 ou 190 cv se montre un parfait allié pour cet excellent châssis et fait de cette Espace une vraie voiture au long cours, décidément aussi confortable que logeable, avec ce chic discret des voitures françaises haut de gamme, sans ostentation aucune. Nul doute que dans 25 ans, les quadragénaires d’aujourd’hui se retourneront sur une Espace comme un sexagénaire en 2021 regarde avec nostalgie une R25 garée là, sans raison au coin de la rue…

La semaine prochaine, pour faire suite à cette chronique, Jean Guillaume viendra nous dire comment et dans quel état, il avait posé l’Espace de son père sur un rond-point… à 5h00 du matin !

Merci, au revoir et bonne route. 

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