Mercedes AMG GT

22 février 2021
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Bonjour, bonjour à toutes et à tous,

Alors aujourd’hui mes p’tits amis de la Frenchradio, votre chronique va sentir bon la testostérone, ah ben voui ! si je vous dis V8 de quatre litres de cylindrée, 557 cv ! oui oui, vous avez bien entendu, 557 cv din, c’est-à-dire, 5 fois la puissance d’une Suzuki Baleno, 680 NM de couple, nan nan nan, je ne suis pas en train de vous parler du camion américain Kenworth, mais juste du coupé Mercedes AMG GT.

Pour ceux à qui cela n’évoquerait rien, c’est le safety cars des grands prix de formule 1, c’est-à-dire, la conduite intérieure qui doit et surtout qui peut soutenir le rythme hallucinant de ces bolides lorsqu’ils roulent au « ralenti ».

Alors, d’accord, c’est pas la nouveauté de l’année, mais lorsque l’on a l’occasion de conduire un tel monstre, la moindre des choses est de vous en faire croquer. Et ça commence par le bruit, ne serait-ce qu’au démarrage, d’emblée les poils sont au garde à vous, un borborygme sourd qui se transforme au fur et à mesure ou vous montez dans les tours en un feulement, mmmmmh… Mais surtout, surtout, l’AMG GT, c’est un chassis, un vrai, pouvant exploiter toute cette cavalerie, tout est équilibré, le train avant se place au millimètre, l’arrière, motrice (y compris sous la pluie) comme il se doit et c’est à préciser car il faut bien reconnaitre que toutes les AMG, je pense notamment aux classe C et E, ne sont pas tjs aptes à digérer autant de couple moteur, on dira poliment qu’elles sont d’une nature… très joueuse (?), ici tout est sous contrôle, enfin, dès lors que vous laissez les aides à la conduite faire le travail, à moins que vous vous appeliez Bernd Maylander, le fameux pilote du safety car dont je vous parlais en début de chronique, le genre d’homme qui en un coup de volant vous rend humble (ou dépressif) pour le restant de vos jours. A la base, AMG a conçu la GT pour concurrencer la Porsche 911, oui enfin là quand même je mettrais un bémol, parce que ne serait-ce que du coté de la discrétion, on fait plutôt dans le show off façon Maranello que dans le rigorisme Stuttgartois de même concernant le budget, gloups, fiscalement déjà, 47 cv… c’est plus une carte grise, c’est une carte gold. Ensuite, le prix d’achat, 163 000 euros, si vous avez plus de 50 ans, vous allez me dire que ça nous fait la caisse à plus d’un million de francs et si vous en avez plus de 70, plus de 10 millions d’anciens francs, alors, si vous en êtes là, je ne sais pas si je vais vous parler de la consommation, jamais en dessous de 15 litres et du super sans plomb, pas de l’ordinaire ! oui ben je m’adapte ! si on  en est à parler en ancien franc, j’suis bien obligé de parler d’essence ordinaire !

Reste à savoir qui peut se payer une voiture comme ça aujourd’hui ? François Pinault peut, Bernard Arnault peut, moi je peux… pas. Mais en tout cas, je peux vous dire que ces quelques heures passées au volant de cette fantastique machine ont été un émerveillement et je ne remercierai jamais assez Jean Guillaume pour le prêt de sa voiture.

La semaine prochaine, je vous parlerai de la Dacia Sandéro de ma mère.

Maman ! tu peux me passer les clefs de ta voiture ?

Y a de la compote ?

Oui oui c’est-ça maman, les clefs !

Merci, au revoir et bonne route.

    

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